Le 27 juilllet
Nous
partons pour Roedmond, à une soixantaine de km d'ici, mais
auparavant, nous ferons une lessive à la laverie du camping.
En
général, Hélèna est devant et si elle est loin, elle m'attend,
nous avons parfois le même rythme mais cela varie au cours de la
journée.
Le
système de voies cyclables est organisé différemment selon le
pays. En France, nous avons suivi les voies vertes qui sont des voies
hors voitures. La signalétique n'est pas toujours fameuse. C'est un
peu mieux en Belgique et plus nous allons vers le nord, mieux c'est.
Ici aux Pays Bas, c'est très bien indiqué : non seulement les
voies sont indiquées mais les croisements sont numérotés avec une
indication des prochaines intersections, avec le numéro idoine. Par
exemple, nous savions que le camping était à quelques centaines de
mètres du « noeud » 75. J'ai un atlas des voies
cyclables et nous savons à tout moment où nous sommes. Nous
rejoignons parfois les petites routes mais c'est toujours très bien
indiqué.
Dans
le camping il y a une « foultitude » de vélos. Il semble
que chaque hollandais en a un. Quant aux voyageurs à vélo, nous
sommes avec 5 autres tentes.
1 heure plus tard...
Pendant que la lessive lessivait, qu'Hélèna se faisait une beauté et que moi-même étais en train de ranger les duvets, un orage soudain et assez violent a éclaté: la tente, vide, s'est retournée, heureusement elle était encore fixée avec 2 sardines, les matelas se sont envolé, rattrapés par Hélèna qui sortait du bloc sanitaire, et qui a pu mettre à temps son vélo à l'abri. J'ai peu mettre les duvets au sec, les sacoches aussi mais pas la tente qui a été trempée complètement, le temps de la plier, j'étais dans le même état.
Ca aurait été Hélèna, elle aurait pu participer à un concours de Miss T-shirt mouillé, mais bon...
Par chance, notre lessive était sèche et nous avons pu nous changer, faire sécher nos affaires mouillées et nous payer au bar du camping un chocolat chaud. Le temps que tout se tasse, nous partons à 13 heures, après un lunch pris au sec. Il ne pleuvait plus, tout allait bien.
Nous sommes à quelques km au sud de Maastricht et nous pensons rejoindre Roermond à une cinquantaine de km au nord, par la route. Mais c'est sans compter avec les détours des voies cyclables.
Nous pédalons dans un paysage de cultures et nous tombons sur une propriété de "vinery consultant". Je ne sais pas trop ce que ça veut dire dans ce pays, mais vue la maison, ça doit plutôt bien marcher.
Il y a pas mal de chevaux, ce sont des chevaux de trait pour la plupart, ou des petits poneys. Certains de chemins pour vélos sont aussi autorisés pour les cavaliers mais nous n'en avons pas vus.
Nous continuons et continuons et nous arrêtons vers 17h pour un casse-croûte: fricadelles pour Hélèna et quelque chose frit pour moi, avec des frites. Ce n'est pas léger mais bien nous en a pris, car à 21h, nous ne faisions qu'arriver à Roermond, en quête du camping indiqué sur la carte. Nous suivons les indications et arrivons à ce qui devait être un pont mais qui en fait est un bac qui s'arrête à 20h! Deux trois personnes sont en train de prendre le frais et l'une d'elle, devant nos airs dépités (et en même temps rigolard, car elle était bien bonne) nous indique la route à prendre et propose de nous prendre en photo.
Nous repartons et passons sur un pont où les automobilistes nous indiquent qu'il n'est pas autorisé pour les vélos (ou du moins, c'est ce que nous comprenons). Heureusement, nous avions l'éclairage que Jeannette nous avait offert: les lumières rouges clignotantes nous faisaient sentir un peu plus en sécurité.
Après le pont, nous arrivons au camping dans la pénombre, nous nous adressons au bureau et c'est une très vieille dame ne parlant que Hollandais qui nous accueille, elle appelle à la rescousse un autre très vieux monsieur et finit par nous faire entrer dans la cuisine où une autre très vieille dame nous inscrit. C'était un peu étrange. Le vieux monsieur avec une cane monte sur son vélo, en tenant la cane dans la main et nous indique notre emplacement, juste à côté d'une voiture allemande avec un tente sur le toit. Nous montons la tente trempée, et je m'apprête à faire le dîner et notre voisin allemand nous apporte une assiette de poulet frit avec des tomates. C'était super apprécié, je peux vous le dire, et il nous dit en anglais: "vous avez l'air d'avoir faim". Ce n'était pas tant ça que fatiguées: nous avions roulé 87 km dans l'après-midi. Nous dînons aussi, dans le noir et nous nous endormons rapidement ... pour être réveillées par un orage du feu de dieu! un autre! avec beaucoup de vent et je pense qu'il est passé tout près mais nous sommes braves et ne bronchons pas. Nous étions près d'arbres et mon souci c'était de recevoir une branche sur la tête, ou que la tente prenne l'eau. Miracle des tissus modernes: notre tente, qui n'a pas de double toit, non seulement n'a pas pris l'eau mais était sèche le lendemain matin.
Toute la journée de la veille, un drôle de bruit venait d'une de mes sacoches. Après vérification, un des rivets avait cassé.
Cette nuit d'orage, et de veille m'a permis de trouver une solution (ce n'est pas pour rien que je suis fan de Mc Giver): j'ai pris une vis et un écrou du système d'attache de mon rétroviseur et avec une calle faite avec un autre morceau du rétroviseur, j'ai pu refixer la sacoche correctement.
Nous plions bagages, reprenons le pont dans l'autre sens mais ce coup-ci sur l'espèce de trottoir et de nouveau les automobilistes nous pointent du doigt vers le dessous du pont: nous regardons et effectivement il y a un bac avec des vélos qui attendent. Nous effectuons une marche arrière sur le pont
puis prenons le bac, notre premier.
Arrivées en ville nous prenons un petit déjeuner gargantuesque et le serveur qui parlait français nous donne des coupons pour prendre le petit train qui visite la ville. C'est compris dans le prix du petit déj.
Nous restons un bon moment à table et visitons la ville. La guide était très pince sans rire et la visite nous a bien amusées.
Roermond est une jolie petite ville, catholique, contre ce que j'aurais cru,
Suis fan du blog!
RépondreSupprimerQue d'orages!
Bravo à vous deux et un spéciale bravo à la bricoleuse à la Mac Giver!
Bon courage, pensons à vous.
Bisous
Jeannette
Bon courage! Et à bientot!
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