LE 25 JUILLET 2013
Les deux derniers jours nous ont
apporté leur lot de « souvenirs ». Avant-hier, nous
avons bien roulé et nous avons passé la frontière, juste un
panneau.
Nous avons suivi toute la journée le
chemin de halage. Le paysage s'est un peu modifié : d'abord,
comme les derniers jours, plat, la Sambre filant entre des champs de
blé, ou des pâtures. Puis elle est devenue plus encaissée entre
des collines couvertes d'arbres
A la fin de la journée, sachant qu'il
n'y avait pas de camping à Landelie, nous espérions pouvoir
profiter de la halte nautique, mais elle était fermée et après
coup de téléphone au capitaine, il nous envoie paître, en gros.
Notre alternative était un petit hôtel mais ça me faisait mal au
cœur de mettre 50€ juste pour un lit, du coup, on se dit que tant
qu'à dépenser de l'argent, autant aller au restaurant. On nous en
indique un (à la pharmacie, car il n'y a aucune autre boutique
visible) et nous voilà reparties en retraçant nos pas. Au
restaurant, on boit d'abord un coup ; j'ai découvert la bière
à la cerise(les puristes me répudieront sûrement), et Hélèna
aussi. Je l'ai choisie car c'était la plus faible en alcool. On
avait repéré un joli petit carré d'herbe juste à côté du
restaurant. Mais la patronne refuse. C'est bien couru, on a vraiment
l'air de hooligans ! On dîne quand même et profitons de la
soirée à la terrasse et au moment de payer, je lui dis que ça ne
lui aurait rien coûté et que même, ça lui aurait fait du bien à
elle d'être généreuse ! Elle nous affirme qu'il y a un
camping à 2-3km de là, à un abbaye en ruine que nous avions vue en
passant. On y va, il y avait des restaurants et des brasseries et on
voit un petit garçon qui essayait d'attraper un chaton perdu.
Hélèna l'aide et pendant ce temps,
je vais à la recherche d'un fantomatique camping qui n'existait pas.
Il est alors 21h, facile. Nous devons décider, soit de retourner à
une aire de pique-nique que nous avions dépassée, soit de trouver
un coin caché dans le parc de l'abbaye . Nous optons pour l'aire de
pique-nique mais comme il y avait encore une tablée en train de
boire de la bière, plus des amoureux en phases préliminaires, nous
plantons finalement la tente sur la berge du canal.
Pour couronner le tout, un orage assez
fort éclate dans la nuit, accompagné d'une grosse pluie. La bonne
nouvelle, c'est que la tente est étanche. J'espère que la chipie du
restaurant et le capitainerie du port se sont réveillés dans la
nuit d'orage avec un peu de regrets !
Bon, du coup, le lendemain, nous
démarrons très tôt vers Charleroi. Les abords des villes ne sont
pas toujours très faciles mais nous demandons notre chemin et avec
l'aide de passants, qui sont dans l'ensemble très gentils, nous
arrivons au centre. D'autre part, Hélèna est bonne navigatrice et
avec son expérience des cartes, elle arrive beaucoup mieux que moi à
s'orienter. Nous souhaitions prendre le petit déjeuner en ville, de
préférence où il y a une borne wifi et trouvons Quick qui a toutes
nos faveurs depuis que Patrick et Joël y ont travaillé dans les
temps reculés, nous déjeunons et surtout, regardons passer le gens
car nous n'avions plus de batteries de toutes façons. La ville est
grise et assez déprimée il semble. Nous quittons Charleroi et la
zone industrielle nous paraît interminable.
Nous n'arrivons même pas à rejoindre
le halage et devons faire passer les vélos par un petit trou dans le
grillage. Je dis bien petit car avec nous vélos chargés, ce n'est
pas facile.
Nous pédalons encore des kilomètres
de zones industrielles. La Sambre est plus large et plus naviguée :
les écluses sont beaucoup plus grandes et modernes et il y a des
vrais péniches. Nous avons une suggestion pour le bateau de Jeannette et Jens : un petit toit de chaume, ça donne quand
même de la g..... !
Hier soir, nous sommes arrivées à
quelques km au sud de Namur. Le camping est très bien avec un coin
spécial tentes légères mais pour y arriver il faut monter 1.5km de
pente à 13% et en plus sur un revêtement de terre et de cailloux.
Nous poussons vaillamment nos montures et je suis étonnée de ne pas
avoir de courbatures dans les bras ce matin.
La suite de la journée (mercredi 25
juillet )a été glorieuse. Nous avons battu notre record :
81,5km pour arriver jusqu'à Liège, où nous sommes installées à
l'auberge de jeunesse, en train d'écouter un concert dans la cour de
l'auberge. Nous avons rapidement traversé Namur, qui est une ville
très jolie et comme nous pédalons sur le bord de la rivière, nous
avons un regard assez bucolique sur la ville.
C'est là que la Sambre se jette dans la Meuse et désormais, c'est elle que nous suivrons, d'abord dans Namur, puis entre des falaises rocheuses
et nous observons une famille de
cygnes,
Puis à Huy où nous tombons sur une
sandwicherie extraordinaire avec un choix hors du commun et des prix
défiants toute concurrence. En plus, des patrons très gentils qui
nous posent des questions sur notre voyage etc... Une vrai bonne
pose.
Nous
poursuivons ensuite jusqu'à Liège qui donne une impression de
grande ville, d'après ce qu'on a vu étant donné que nous sommes
arrivées dans un parc très agréable à 5mn de l'auberge de
jeunesse mais les abords étaient un peu difficile : le chemin
de halage s'interrompait souvent et outre les zones industrielles
attendues,
nous avons traversé un quartier très délabré et
triste, avec beaucoup de jeunes gens désoeuvrés, rien à voir avec
le centre.
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