vendredi 26 juillet 2013

LE 25 JUILLET 2013
Les deux derniers jours nous ont apporté leur lot de « souvenirs ». Avant-hier, nous avons bien roulé et nous avons passé la frontière, juste un panneau.
Nous avons suivi toute la journée le chemin de halage. Le paysage s'est un peu modifié : d'abord, comme les derniers jours, plat, la Sambre filant entre des champs de blé, ou des pâtures. Puis elle est devenue plus encaissée entre des collines couvertes d'arbres


A la fin de la journée, sachant qu'il n'y avait pas de camping à Landelie, nous espérions pouvoir profiter de la halte nautique, mais elle était fermée et après coup de téléphone au capitaine, il nous envoie paître, en gros. Notre alternative était un petit hôtel mais ça me faisait mal au cœur de mettre 50€ juste pour un lit, du coup, on se dit que tant qu'à dépenser de l'argent, autant aller au restaurant. On nous en indique un (à la pharmacie, car il n'y a aucune autre boutique visible) et nous voilà reparties en retraçant nos pas. Au restaurant, on boit d'abord un coup ; j'ai découvert la bière à la cerise(les puristes me répudieront sûrement), et Hélèna aussi. Je l'ai choisie car c'était la plus faible en alcool. On avait repéré un joli petit carré d'herbe juste à côté du restaurant. Mais la patronne refuse. C'est bien couru, on a vraiment l'air de hooligans ! On dîne quand même et profitons de la soirée à la terrasse et au moment de payer, je lui dis que ça ne lui aurait rien coûté et que même, ça lui aurait fait du bien à elle d'être généreuse ! Elle nous affirme qu'il y a un camping à 2-3km de là, à un abbaye en ruine que nous avions vue en passant. On y va, il y avait des restaurants et des brasseries et on voit un petit garçon qui essayait d'attraper un chaton perdu.



 Hélèna l'aide et pendant ce temps, je vais à la recherche d'un fantomatique camping qui n'existait pas. Il est alors 21h, facile. Nous devons décider, soit de retourner à une aire de pique-nique que nous avions dépassée, soit de trouver un coin caché dans le parc de l'abbaye . Nous optons pour l'aire de pique-nique mais comme il y avait encore une tablée en train de boire de la bière, plus des amoureux en phases préliminaires, nous plantons finalement la tente sur la berge du canal.


Pour couronner le tout, un orage assez fort éclate dans la nuit, accompagné d'une grosse pluie. La bonne nouvelle, c'est que la tente est étanche. J'espère que la chipie du restaurant et le capitainerie du port se sont réveillés dans la nuit d'orage avec un peu de regrets !
Bon, du coup, le lendemain, nous démarrons très tôt vers Charleroi. Les abords des villes ne sont pas toujours très faciles mais nous demandons notre chemin et avec l'aide de passants, qui sont dans l'ensemble très gentils, nous arrivons au centre. D'autre part, Hélèna est bonne navigatrice et avec son expérience des cartes, elle arrive beaucoup mieux que moi à s'orienter. Nous souhaitions prendre le petit déjeuner en ville, de préférence où il y a une borne wifi et trouvons Quick qui a toutes nos faveurs depuis que Patrick et Joël y ont travaillé dans les temps reculés, nous déjeunons et surtout, regardons passer le gens car nous n'avions plus de batteries de toutes façons. La ville est grise et assez déprimée il semble. Nous quittons Charleroi et la zone industrielle nous paraît interminable.

Nous n'arrivons même pas à rejoindre le halage et devons faire passer les vélos par un petit trou dans le grillage. Je dis bien petit car avec nous vélos chargés, ce n'est pas facile.

Nous pédalons encore des kilomètres de zones industrielles. La Sambre est plus large et plus naviguée : les écluses sont beaucoup plus grandes et modernes et il y a des vrais péniches. Nous avons une suggestion pour le bateau de Jeannette et Jens : un petit toit de chaume, ça donne quand même de la g..... !





Hier soir, nous sommes arrivées à quelques km au sud de Namur. Le camping est très bien avec un coin spécial tentes légères mais pour y arriver il faut monter 1.5km de pente à 13% et en plus sur un revêtement de terre et de cailloux. Nous poussons vaillamment nos montures et je suis étonnée de ne pas avoir de courbatures dans les bras ce matin.



La suite de la journée (mercredi 25 juillet )a été glorieuse. Nous avons battu notre record : 81,5km pour arriver jusqu'à Liège, où nous sommes installées à l'auberge de jeunesse, en train d'écouter un concert dans la cour de l'auberge. Nous avons rapidement traversé Namur, qui est une ville très jolie et comme nous pédalons sur le bord de la rivière, nous avons un regard assez bucolique sur la ville.





C'est là que la Sambre se jette dans la Meuse et désormais, c'est elle que nous suivrons, d'abord dans Namur, puis entre des falaises rocheuses  




et nous observons une famille de cygnes,




Puis à Huy où nous tombons sur une sandwicherie extraordinaire avec un choix hors du commun et des prix défiants toute concurrence. En plus, des patrons très gentils qui nous posent des questions sur notre voyage etc... Une vrai bonne pose.
Nous poursuivons ensuite jusqu'à Liège qui donne une impression de grande ville, d'après ce qu'on a vu étant donné que nous sommes arrivées dans un parc très agréable à 5mn de l'auberge de jeunesse mais les abords étaient un peu difficile : le chemin de halage s'interrompait souvent et outre les zones industrielles attendues, 


nous avons traversé un quartier très délabré et triste, avec beaucoup de jeunes gens désoeuvrés, rien à voir avec le centre.

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