mardi 30 juillet 2013


Le 27 juilllet
Nous partons pour Roedmond, à une soixantaine de km d'ici, mais auparavant, nous ferons une lessive à la laverie du camping.
En général, Hélèna est devant et si elle est loin, elle m'attend, nous avons parfois le même rythme mais cela varie au cours de la journée.
Le système de voies cyclables est organisé différemment selon le pays. En France, nous avons suivi les voies vertes qui sont des voies hors voitures. La signalétique n'est pas toujours fameuse. C'est un peu mieux en Belgique et plus nous allons vers le nord, mieux c'est. Ici aux Pays Bas, c'est très bien indiqué : non seulement les voies sont indiquées mais les croisements sont numérotés avec une indication des prochaines intersections, avec le numéro idoine. Par exemple, nous savions que le camping était à quelques centaines de mètres du « noeud » 75. J'ai un atlas des voies cyclables et nous savons à tout moment où nous sommes. Nous rejoignons parfois les petites routes mais c'est toujours très bien indiqué.

Dans le camping il y a une « foultitude » de vélos. Il semble que chaque hollandais en a un. Quant aux voyageurs à vélo, nous sommes avec 5 autres tentes.
1 heure plus tard...
Pendant que la lessive lessivait, qu'Hélèna se faisait une beauté et que moi-même étais en train de ranger les duvets, un orage soudain et assez violent a éclaté: la tente, vide, s'est retournée, heureusement elle était encore fixée avec 2 sardines, les matelas se sont envolé, rattrapés par Hélèna qui sortait du bloc sanitaire, et qui a pu mettre à temps son vélo à l'abri. J'ai peu mettre les duvets au sec, les sacoches aussi mais pas la tente qui a été trempée complètement, le temps de la plier, j'étais dans le même état. 


Ca aurait été Hélèna, elle aurait pu participer à un concours de Miss T-shirt mouillé, mais bon...
Par chance, notre lessive était sèche et nous avons pu nous changer, faire sécher nos affaires mouillées et nous payer au bar du camping un chocolat chaud. Le temps que tout se tasse, nous partons à 13 heures, après un lunch pris au sec. Il ne pleuvait plus, tout allait bien. 
Nous sommes à quelques km au sud de Maastricht et nous pensons rejoindre Roermond à une cinquantaine de km au nord, par la route. Mais c'est sans compter avec les détours des voies cyclables. 
Nous pédalons dans un paysage de cultures et nous tombons sur une propriété de "vinery consultant". Je ne sais pas trop ce que ça veut dire dans ce pays, mais vue la maison, ça doit plutôt bien marcher.



Il y a pas mal de chevaux, ce sont des chevaux de trait pour la plupart, ou des petits poneys. Certains de chemins pour vélos sont aussi autorisés pour les cavaliers mais nous n'en avons pas vus.
Nous continuons et continuons et nous arrêtons vers 17h pour un casse-croûte: fricadelles pour Hélèna et quelque chose frit pour moi, avec des frites. Ce n'est pas léger mais bien nous en a pris, car à 21h, nous ne faisions qu'arriver à Roermond, en quête du camping indiqué sur la carte. Nous suivons les indications et arrivons à ce qui devait être un pont mais qui en fait est un bac qui s'arrête à 20h! Deux trois personnes sont en train de prendre le frais et l'une d'elle, devant nos airs dépités (et en même temps rigolard, car elle était bien bonne) nous indique la route à prendre et propose de nous prendre en photo.


Nous repartons et passons sur un pont où les automobilistes nous indiquent qu'il n'est pas autorisé pour les vélos (ou du moins, c'est ce que nous comprenons). Heureusement, nous avions l'éclairage que Jeannette nous avait offert: les lumières rouges clignotantes nous faisaient sentir un peu plus en sécurité.
Après le pont, nous arrivons au camping dans la pénombre, nous nous adressons au bureau et c'est une très vieille dame ne parlant que Hollandais qui nous accueille, elle appelle à la rescousse un autre très vieux monsieur et finit par nous faire entrer dans la cuisine où une autre très vieille dame nous inscrit. C'était un peu étrange. Le vieux monsieur avec une cane monte sur son vélo, en tenant la cane dans la main et nous indique notre emplacement, juste à côté d'une voiture allemande avec un tente sur le toit. Nous montons la tente trempée, et je m'apprête à faire le dîner et notre voisin allemand nous apporte une assiette de poulet frit avec des tomates. C'était super apprécié, je peux vous le dire, et il nous dit en anglais: "vous avez l'air d'avoir faim". Ce n'était pas tant ça que fatiguées: nous avions roulé 87 km dans l'après-midi. Nous dînons aussi, dans le noir et nous nous endormons rapidement ... pour être réveillées par un orage du feu de dieu! un autre! avec beaucoup de vent et je pense qu'il est passé tout près mais nous sommes braves et ne bronchons pas. Nous étions près d'arbres et mon souci c'était de recevoir une branche sur la tête, ou que la tente prenne l'eau. Miracle des tissus modernes: notre tente, qui n'a pas de double toit, non seulement n'a pas pris l'eau mais était sèche le lendemain matin.
Toute la journée de la veille, un drôle de bruit venait d'une de mes sacoches. Après vérification, un des rivets avait cassé.
Cette nuit d'orage, et de veille m'a permis de trouver une solution (ce n'est pas pour rien que je suis fan de Mc Giver): j'ai pris une vis et un écrou du système d'attache de mon rétroviseur et avec une calle faite avec un autre morceau du rétroviseur, j'ai pu refixer la sacoche correctement.
Nous plions bagages, reprenons le pont dans l'autre sens mais ce coup-ci sur l'espèce de trottoir et de nouveau les automobilistes nous pointent du doigt vers le dessous du pont: nous regardons et effectivement il y a un bac avec des vélos qui attendent. Nous effectuons une marche arrière sur le pont

puis prenons le bac, notre premier.

Arrivées en ville nous prenons un petit déjeuner gargantuesque et le serveur qui parlait français nous donne des coupons pour prendre le petit train qui visite la ville. C'est compris dans le prix du petit déj.
Nous restons un bon moment à table et visitons la ville. La guide était très pince sans rire et la visite nous a bien amusées.

 Roermond est une jolie petite ville, catholique, contre ce que j'aurais cru,


qui a été occupée par les Autrichiens, qui vivait du commerce grâce à la Meuse et qui a vu la première manifestation pour l'égalité des droits des gays.


vendredi 26 juillet 2013

LE 25 JUILLET 2013
Les deux derniers jours nous ont apporté leur lot de « souvenirs ». Avant-hier, nous avons bien roulé et nous avons passé la frontière, juste un panneau.
Nous avons suivi toute la journée le chemin de halage. Le paysage s'est un peu modifié : d'abord, comme les derniers jours, plat, la Sambre filant entre des champs de blé, ou des pâtures. Puis elle est devenue plus encaissée entre des collines couvertes d'arbres


A la fin de la journée, sachant qu'il n'y avait pas de camping à Landelie, nous espérions pouvoir profiter de la halte nautique, mais elle était fermée et après coup de téléphone au capitaine, il nous envoie paître, en gros. Notre alternative était un petit hôtel mais ça me faisait mal au cœur de mettre 50€ juste pour un lit, du coup, on se dit que tant qu'à dépenser de l'argent, autant aller au restaurant. On nous en indique un (à la pharmacie, car il n'y a aucune autre boutique visible) et nous voilà reparties en retraçant nos pas. Au restaurant, on boit d'abord un coup ; j'ai découvert la bière à la cerise(les puristes me répudieront sûrement), et Hélèna aussi. Je l'ai choisie car c'était la plus faible en alcool. On avait repéré un joli petit carré d'herbe juste à côté du restaurant. Mais la patronne refuse. C'est bien couru, on a vraiment l'air de hooligans ! On dîne quand même et profitons de la soirée à la terrasse et au moment de payer, je lui dis que ça ne lui aurait rien coûté et que même, ça lui aurait fait du bien à elle d'être généreuse ! Elle nous affirme qu'il y a un camping à 2-3km de là, à un abbaye en ruine que nous avions vue en passant. On y va, il y avait des restaurants et des brasseries et on voit un petit garçon qui essayait d'attraper un chaton perdu.



 Hélèna l'aide et pendant ce temps, je vais à la recherche d'un fantomatique camping qui n'existait pas. Il est alors 21h, facile. Nous devons décider, soit de retourner à une aire de pique-nique que nous avions dépassée, soit de trouver un coin caché dans le parc de l'abbaye . Nous optons pour l'aire de pique-nique mais comme il y avait encore une tablée en train de boire de la bière, plus des amoureux en phases préliminaires, nous plantons finalement la tente sur la berge du canal.


Pour couronner le tout, un orage assez fort éclate dans la nuit, accompagné d'une grosse pluie. La bonne nouvelle, c'est que la tente est étanche. J'espère que la chipie du restaurant et le capitainerie du port se sont réveillés dans la nuit d'orage avec un peu de regrets !
Bon, du coup, le lendemain, nous démarrons très tôt vers Charleroi. Les abords des villes ne sont pas toujours très faciles mais nous demandons notre chemin et avec l'aide de passants, qui sont dans l'ensemble très gentils, nous arrivons au centre. D'autre part, Hélèna est bonne navigatrice et avec son expérience des cartes, elle arrive beaucoup mieux que moi à s'orienter. Nous souhaitions prendre le petit déjeuner en ville, de préférence où il y a une borne wifi et trouvons Quick qui a toutes nos faveurs depuis que Patrick et Joël y ont travaillé dans les temps reculés, nous déjeunons et surtout, regardons passer le gens car nous n'avions plus de batteries de toutes façons. La ville est grise et assez déprimée il semble. Nous quittons Charleroi et la zone industrielle nous paraît interminable.

Nous n'arrivons même pas à rejoindre le halage et devons faire passer les vélos par un petit trou dans le grillage. Je dis bien petit car avec nous vélos chargés, ce n'est pas facile.

Nous pédalons encore des kilomètres de zones industrielles. La Sambre est plus large et plus naviguée : les écluses sont beaucoup plus grandes et modernes et il y a des vrais péniches. Nous avons une suggestion pour le bateau de Jeannette et Jens : un petit toit de chaume, ça donne quand même de la g..... !





Hier soir, nous sommes arrivées à quelques km au sud de Namur. Le camping est très bien avec un coin spécial tentes légères mais pour y arriver il faut monter 1.5km de pente à 13% et en plus sur un revêtement de terre et de cailloux. Nous poussons vaillamment nos montures et je suis étonnée de ne pas avoir de courbatures dans les bras ce matin.



La suite de la journée (mercredi 25 juillet )a été glorieuse. Nous avons battu notre record : 81,5km pour arriver jusqu'à Liège, où nous sommes installées à l'auberge de jeunesse, en train d'écouter un concert dans la cour de l'auberge. Nous avons rapidement traversé Namur, qui est une ville très jolie et comme nous pédalons sur le bord de la rivière, nous avons un regard assez bucolique sur la ville.





C'est là que la Sambre se jette dans la Meuse et désormais, c'est elle que nous suivrons, d'abord dans Namur, puis entre des falaises rocheuses  




et nous observons une famille de cygnes,




Puis à Huy où nous tombons sur une sandwicherie extraordinaire avec un choix hors du commun et des prix défiants toute concurrence. En plus, des patrons très gentils qui nous posent des questions sur notre voyage etc... Une vrai bonne pose.
Nous poursuivons ensuite jusqu'à Liège qui donne une impression de grande ville, d'après ce qu'on a vu étant donné que nous sommes arrivées dans un parc très agréable à 5mn de l'auberge de jeunesse mais les abords étaient un peu difficile : le chemin de halage s'interrompait souvent et outre les zones industrielles attendues, 


nous avons traversé un quartier très délabré et triste, avec beaucoup de jeunes gens désoeuvrés, rien à voir avec le centre.

lundi 22 juillet 2013

Lundi 22 juillet,
MAUBEUGE
Hier, nous étions prête à midi, Hélèna bien fatiguée. Nous arrivons in extremis à un magasin pour acheter le lunch et le dîner parce que c'était dimanche. En traversant Maubeuge, je voyais bien que le cœur d'Hélèna n'y était pas : coups de pédale ralenti et tête baissée. On s'arrête à un bistrot, j'espérais qu'un jus de fruit lui redonnerait de l'énergie mais que nenni : elle se met à pleurer. Nous sommes donc revenues au camping et nous partirons demain mardi : elle a dormi jusqu'à 10 :30 et est en train de bouquiner. Le dernier livre de Camilla Lackberg.  Par contre je lui ai arraché la promesse de partir demain à 10 heures. Elle adore traîner le matin et moi, je serais en route dès 8h mais on arrive assez facilement à faire des compromis ; il ne faut pas que ce soit la galère ni pour l'une ni pour l'autre.
En attendant, je peux vous donner quelques détails matériels : on mange comme des chefs : j'ai emporté de l'huile d'olive, bien en sécurité dans une bouteille de cycliste, du citron et de la moutarde à l'estragon et on se régale de salades. Notre préférée jusqu'à présent : laitue, blancs de poulet rôtis, tomates avec souvent du melon en entrée et des yaourts. Je bois aussi du vrai café, avec le petit modèle de ma cafetière. Que demander de plus !
On n'a sans doute pas plus de 15kg chacune de bagage, en incluant le poids des sacoches et un fauteuil chacune. Notre tente pèse 2.8kg. Mon réchaud est une antiquité dont peu de gens ont entendu parler : un modèle suédois (svea) qui fonctionne à l'essence blanche mais qui à l'avantage de fonctionner aussi à l'essence normale et d'être tout petit. Je l'ai depuis 35 ans ! Je l'avais acheté pour faire le John Muir Trail.

Yesterday, we were ready late : Hélèna was obviously tired and after a false start, we came back to the campground where we are staying until tomorrow. There is no need to have her hate the trip ! In the meantime, I can tell you some of the material aspects of our trip : we eat like kings, mostly salads  since the weather is very hot. I had tthe forethought to carry some oliveoil in a plastic cyclist's bottle, some mustard and lemon juice. Our favorite so far is with tomaoes, lettuce, and roasted chicken breasts. We complete the meal with melon and yoghourts, some French bread, and voilà ! I also enjoy real coffee since I have a little coffeepot.

We don't carry more than 15kg each, including the weight of the saddle bags and we have the luxury to have a beach chair each. The tent weighs 2.8kg. The stove is an antic SVEA that I purchased 35 years ago to do the John Muir trail.

dimanche 21 juillet 2013

lLe 17 juillet 2013


J'écris en principe le matin et je raconterai la journée de la veille.
Nous sommes parties de Vulaines avec Alain et Benoît vers midi et demi. Ils nous ont conduites à quelques km au nord de Compiègne. Le temps de décharger et préparer les vélos, il était 15h. Après des délibérations rapides, pour trouver dans quelle direction partir ( !!), nous avons pris une photo et nous voilà aux débuts de cette aventure. En tout, nous avons parcouru 39km mais nous nous sommes arrêtées souvent parce qu’Hélèna avait du mal à trouver le bon réglage du vélo. Elle a eu mal au dos et aux fesses. Au final nous avons échangé les vélos et c’est beaucoup mieux. Elle est plus confortable avec le dos droit. Nous avons suivi l’Oise le long du canal mais le chemin de halage est devenu d’abord herbeux puis carrément un sentier. On a rejoint alors une route avec beaucoup de circulation et c’était pénible pendant 5-6 km. Nous avions alors deux possibilités : continuer sur la route qui se mettait à grimper ou contourner la colline. On n’a pas hésité longtemps et nous avons bifurqué et rejoint par hasard le chemin de halage qui nous a amenées à Noyon. Il était 6 :3à. Nous avons acheté des glaces et bu un coup. A la terrasse du café notre voisine nous a indiqué un camping mais il fallait revenir sur nos pas, mais bon, sinon il aurait fallu pédaler encore 20km. On a fait les courses et nous voilà reparties. Le moral d’Hélèna n’était pas au beau fixe, d’autant plus qu’on n’était pas sûres de la route. C’est alors qu’on a échangé nos vélos. La journée de vélo s’est terminé par une grimpette très raide, qu’on a glorieusement faite à pied et nous sommes tombées sur une ruine étrange d’un château que je vais de ce pas découvrir. Le village s'appelle Chiry.

Le château de Menneret a été construit par un noble philanthrope comme un musée au XIXè siècle. Ce musée jamais achevé devait servir à exposer les œuvres d'art personnelles du personnage. Il souhaitait aussi « donner du travail aux nécessiteux » de la commune. Il fait un drôle d'effet et on peut aisément y imaginer des fantômes ou un film d'horreur.
Il y avait aussi une maison abandonnée dans laquelle maraudait un renard, j'ai pu prendre la maison mais le renard m'a échappé.


My brother took us to a few km north of Compiègne. By the time we got ready, it was 3:00pm. We rode only 39km. We stopped often because Hélèna had to make adjustments on her bike. Her behind was uncomfortable for one thing but mostly, her back was hurting. Finally we exchanged bicycles and it was easier on her. Our plan had been to ride along the river Oise on the tow path but it was not allways possible due to bad repair. We had to retrace our steps to go to a campground. The other alternative would have been to ride another 20km. The village is called Chiry . A most strange ruin overlooks the place : it was the philanthopic project of a nobleman who wanted to build a museum to present his art collection. He employed vagrants and desperate people from the village (it does not say if he paid them welll). He died before the completion of the project and his desendants did not finish it. It has been a ruins from the get go in a way. It would be a perfect place to film a horror movie.

Le 18 juillet 2013
Hier a été une journée pleine d' évènements. Nous sommes parties du camping de Chiry vers 11:30 en direction de Noyon où nous devions changer la selle d'Hélèna. L'humeur est bonne, le soleil brille, tout va bien. Nous pédalons de conserve sur le chemin de hallage lorsqu'Hélèna tombe. Elle est sortie du macadam épais et en remontant, s'étale par terre. Elle est à terre, rien de bien grave, sauf que... la roue est complètement tordue et Hélèna, bien dépitée!





On envisage des solutions : elle reste et je vais changer la roue, ou bien nous planquons le vélo et allons toutes les deux chercher une autre roue. Finalement, nous emmenons cahin -caha les deux vélos jusqu'à une écluse à 300m de là et en posant les vélos, je m'aperçois que la vis qui maintient le porte bagage du vélo bleu est partie, pas grave, puisque nous allons de toutes façons chez un mécanicien cycliste, et les y laissons, puis nous marchons les 2km jusqu'à un marchant de vélo, qui est fermé vu qu'il est midi passé, tout ça en portant la roue tordue, ce qui nous vaut des regards apitoyés, ou étonnés des passants. Nous marchons encore vers le centre ville (Pont l'Evêque, mitoyenne e Noyon). Nous mangeons un morceau dans une brasserie et décidons d'attnedre 14h dans un parc. Spontanément, un homme nous demande si nous recherchons un marchant de vélo (il était TRES perspicace!) et quand nous répondons que non mais que nous aimerions trouver un parc, une dame s'arrête et nous l'indique. Nous retournons au concessionnaire Peugeot et pas de problème, il nous vend et remonte une roue. Nous lui expliquons le problème du porte-bagages, et il va s'en occuper aussi. Nous attendons sur place et il revient en nous disant que le pas de vis est foiré et qu'il va essayer de mettre une vis auto-perceuse mais que ça va prendre un peu de temps. Il ajoute que si la vis ne prend pas, il n'y a pas de solutions ! Nous allons en face dans un bistrot en se demandant ce que nous ferions si … On est embêtées. Mais l'orangina et le jus de fruit sont bons, autant en profiter. Lorsqu'on revient, la vis tient bien, on achète une selle spéciale dame et on repart, allégées d'une centaine d'euros, mais bon. Avec mon sens de l'orientation aussi bon que celui de Jeannette ça nous prend quelques détours pour être de nouveau sur la bonne route. Finalement, un cycliste nous dit de le suivre et voilà. Tout va bien de nouveau.




L'office de tourisme nous a indiqué un camping à l'auberge de jeunesse de Chauny. Mais pour une telle journée, ça aurait été trop facile ! On arrive à Chauny vers 18:30. A la halte nautique, on nous indique l'auberge de jeunesse, on fait nos courses, le but est tout près. Hélas, après une montée de 2-3km, on arrive effectivement dans un parc, on frappe à la maison du gardien qui m'annonce que l'auberge de jeunesse est fermée depuis 10ans ! En plus, il m'eng... en disant « Comment ça se fait que vous n'aviez pas fait un itinéraire avant ? » Bon, passons. On redescend et revenons près du canal. On se dit qu'on va demander à la halte nautique si on peut se doucher, au moins et peut-être planter notre tente sur un bout de pelouse. C'est fermé ! La dernière alternative (à part se payer encore 20km jusqu'au camping suivant, mais cette idée est abandonnée immédiatement et à l'unanimité) c'est d'aller à l'hôtel. On discute pour savoir où et chance, enfin !, on est juste devant un hôtel restaurant. On y est bien accueillies, on peut mettre les vélos à l'abri dans la salle du restaurant. On va donc pique-niquer dans le petit parc à 200m, puis on revient. Au bar est accoudé un homme qu'on a vu lors de notre arrêt à la halte nautique et il nous dit que ça aurait été possible de rester à la halte mais que la personne en charge est partie et que c'est dommage. Le bon côté e l'affaire c'est que nous avons dormi dans un vrai lit. Et hélèna y dort encore. Tout au long de cette journée nous avons rencontré des gens vraiment gentils .
C'est un récit un peu long, mais il faut vous dire que la journée a été longue aussi. Tout ça pour parcourir 41 km.

Yesterday was pretty eventful. We had a good start, we were biking abreast on the tow path when suddenly, Hélèna fell down. She was allright but the wheel was not, and by a long shot. We had to push-carry the bike to the lock, where we could secure it in a shed. Then we had to find a bikeshop, a few km on foot away but due to lunch hour, it was closed. It opened at 2:00pm, then we had to wait some for the change of tires etc... and in the meantime, I had noticed that one the screws securing the back carrier of Hélèna's bike had disappeared. I did not think that it was a problem but when the bikeshop attendant tried to fit a new screw he realised that the thread was askew. He told us that he would try to use s self drilling screw but if that did not work, he couldn't see any solution. Happy days !!
So we went ot the bar a cross the street, had a drink (no cognac or wiskey, mind you, but a soft one) and when we got back there, it was allright. He also adjusted Hélèna's handle bar and we bought a new sit fro her. Finaally everything was fine and we could ride away. It was allready 4:00. There was a campground about 20km away and we thought that it would be OK. Halas!!! The indication to the campground took us up a steep hill, allways lovely at the end of the day, ans when we got there it indeed looked like a campground but deserted. We found the house of the ground keeper who started by telling me that the campground had been closed for 10 years and proceeded to shide me for not having planned the trip better. I was not pleased as you can imagine. We had to ride all the way down and found a hotel, ate our dinner in a little park by the river and slept in a bed.

19 juillet 2013
44km
Hier, belle et bonne journée. On ne s'est pas perdues, on n'a rien cassé ! La route nous a conduites de village en village, ce qui raccourci le temps ressenti à vélo. Nous avons pique-niqué dans un parc charmant


Nous avons même regardé l'arrivée du tour de France à la télé ! Le bourg s'appelle Ribemont. Il y a un camping mais personne pour l'accueil, il faudra passer à la mairie pour payer.Nous sommes seules dans
ce camping.
Tout va bien et je vais réveiller Hélèna.


Yesterday we had a very good day. We didn't get lost and we didn't break anything ! The road took us from one charming village to the next, accross rolling fields of wheat. We had lunch in a beautifull park and landed in a deserted campground . We even had the fun to watch the finish of the tour de France on TV at the local bar.

20 Juillet
BOUE
De Ribemont, nous avons suivi des petites routes qui longent l'Oise et passent par des villages rapprochés. Le temps est toujours superbe et nous avons une brise d'est-nord est, plutôt de face donc. Nous préférons ça à un vent d'ouest, sud qui apporterait du mauvais temps. Nous déjeunons près de la rivière, à côté d'un café au milieu de nulle part. Après déjeuner nous allons boire un café et un jus. Le café est vieillot, avec quelques tables et du papier peint très défraichi. Il n'y a pas de machine à café et la dame ne souhaitant pas faire une cafetière m'a servi un faux café viennois en sachet. On a un peu parlé et apparemment, à part des pêcheurs, et sans doute quelques habitués, elle ne doit pas voir grand monde.Puis nous attrapons le canal de l'Oise à la Sambre. Très agréable car ponctué de nombreuses écluses.


Nous nous arrêtons pour observer des canes et leurs petits. Nous avons la chance de voir une grèbe huppée. C'est un oiseau de la taille d'un canard mais avec une tête et un bec beaucoup plus fins. Les femelles ont la particularité de porter leur petit sur le dos. C'est bien ce que nous constatons ; elle en porte un sur son dos et les autres suivent en nageant. On s'est demandé comment est choisi le chanceux qui navigue sur le dos de sa maman. A Etreux, le chemin de halage n'est plus praticable et le seul camping en vue est au Nouvion en Thiérache à une dizaine de km. Nous nous y dirigeons et nous tombons en sortant de Boué sur un centre équestre à côté duquel sont installées des tentes. On nous indique que c'est un camping. Nous nous y installons mais curieusement les sanitaires sont fermés et il y a des petites tentes plantées en cercles. C'est un centre de vacances mais il n'est pas occupé jusqu'à lundi. Par contre ils ont dans un coin des fauteuils plastiques et c'est confortablement installée que j'écris ces lignes !
From Ribemont, we rode on country roads that followed the course of the Oise river and took us through many villages. We had head wind all day, ie east, n-e wind that we agreed is much better than a southerly, or westerly wind that would bring us rain. We had lunch by the river next to a café. After lunch we went to have a café and a juice. It was an ancient, rather runned down café. A few tables, old faded peeling wallpaper. The whole place felt like its better days had long been gone. We caught the canal tow path. It has a lock every few km, or sometimes hundreds of meters and it breaks the monotony of the road. We stopped often to observe the ducks the ducklingsand at one stop we saw, across the canal a « grèbe huppée ». It's a bird, the size of a duck but with a smaller face and fine bill. It is known for the fact that the femelles carry their chick on their back. We were lucky to be able to see it. She was carrying one small one on her back and the other chicks were faithfully following. We wondered how is elected the one to be carried. In Etreux it became impossible to ride on the tow path : it was only grass and very bumpy. We found a not-campground : meaning that it was supposed to be a campground but the lavatories were locked. However, it seems to be used as a summer camp for kids and we borrowed a couple of plastic armchairs. So Itthis morning i am writing in bourgeois comfort.


Dimanche le 21 juillet
Hier nous avons roulé entre chemins de halage et petites routes. Toujours du beau temps. Nous nous sommes arrêtées déjeuner à Landrecies, première friterie, on n'est pas dans le nord pour rien ! Il faut croire que c'est plein d'énergie car nous avons roulé 63km, notre plus longue route jusqu'à présent. Les autres jours nous roulions une quarantaine de km. Une énergie qi nous a été bien utlie lorsqu'il a fallu faire monter un escalier aux vélos. En effet, à une des écluses, le chemin de hallage s'interrompait et reprenait de l'autre côté, il nous a donc fallu traverser et il n'y avait que la passerelle élevée au-dessus de l'écluse par 8 marches, nous l'avons fait un vélo à la fois mais ce n'était ni pratique, ni léger. Une autre, fois même situation mais là, nous avons utilisé l'étroit passage au-dessus des portes de l'écluse, c'était plus facile mais très étroit quand même. Quelques km avant Maubeuge, nous avons roulé sur une route avec beaucoup de circulation et nous avons fait les courses du dîner dans un Auchan gigantesque. C'était assez étrange de se trouver au milieu de tant de mondes car jusqu'à présent, nous avions côtoyé un monde très paisible. Nous sommes à Maubeuge dans un camping très agréable. Il y a même la wifi !


Yesterday was a good day between secondary roads and tow paths. We had our first fries at Landrecies, (fFrench fries are a northern specialty). It must have been fuul of energy because it turned out that we biked the longest so far : 63km. (40, the other days). We had to carry the bikes to cross over a lock using a narrow footpath that could be accessed by 8 steps. When we got to Maubeuge, we stopped at a giant super market : the feeling was quite strange to be immersed into such a crowd after a few days of small rural villages where time seemed to have stopped, or at least to be much slower.

We are at a very nice campground, with wifi to boot !

jeudi 11 juillet 2013


C'est le bazar dans la maison, nous partons dans 3 jours. La première partie du voyage, pas de problèmes: nous allons en voiture chez Alain à Vulaines. Il nous conduira ensuite à Compiègne. Après des adieux sans aucun doute émouvants, nous démarrerons avec un enthousiasme partagé par tous les membres de l'équipage, du moins je l'espère. Pour ceux qui ne sont pas au courant, nous projetons de rejoindre en vélo  la fête annuelle de famille qui se déroule cette année au Danemark, Hélèna et moi. Je ne veux pas savoir le kilométrage, ne me demandez pas et puis d'abord je serais incapable de vous le dire, notre route n'étant pas définie. C'est aussi le but du jeu. Hélèna a exprimé un enthousiasme mitigé car elle atteint l' âge où les vacances avec "môman" deviennent moins pertinentes, les copains étant plus rigolos (mais, je le revendique, moins aventureux que la vieille môman). Elle pense quand même que ça va lui plaire, et moi aussi.
Nous voyageons sans beaucoup de barda informatique, donc les postes seront irréguliers, je suppose.

The House is a mess: we will be leaving in three days' time on a bicycle trip that will take us to Denmark where our annual family reunion will take place this year. The first leg will be quite easy: we'll drive to my brother's house South of Paris. From there he will drive us to Compiègne, North of Paris and we will take our leave after long and no doubt moving farewells (I'm kidding), but certainly full of enthusiasm that I hope will be shared by the whole crew! Hélèna at 15 is not as thrilled by the idea of travelling with "Môman" as she used to be. She'd rather spend time with her friends that she finds more fun to be with (but less adventure oriented than her old "môman", or so I claim). However she thinks that she will enjoy it all the same. I hope so as well.
I have no clue about the total mileage we'll be travelling. I certainly don't want to know and anyhow it would be impossible to calculate since our itineray is not completely defined yet. We'll see.
We travel light and carry neither a computer nor a tablet therefore our posts migh be irregular.