mercredi 7 août 2013

le  4 août 2013

Nous sommes parties de Lubeck en direction de Puttgarden en suivant les petites routes jusqu'à Neustadt in Holstein, premier coup d'oeil sur la Baltique. Nous avons fêté ça en nous offrant un café et un chocolat liégeois. 






Nous pensions alors pouvoir atteindre dans la foulée, Puttgarden car nous retrouvions alors un itinéraire cycliste. Hélas, il s'agissait de chemins en terre, ou cailloux ou sablonneux qui suivaient la côte et où circulaient, évidemment beaucoup de touristes, à pied, en vélo ou même en parasols. Le chemin n'était pas non plus toujours bien indiqué. Donc, nous n'avons pas tant roulé et avons campé à Gromitz dans un de ces camps qui bordent tout le long de la côte, et où les gens viennent pour le farniente et la mer. Et aussi pour des bières entre amis puisqu'on en a entendu rire et chanter jusque tard dans la nuit.  Nous pensions partir tôt mais le bureau du camping n'ouvrait qu'à 10 h et nous n'avions pas pu régler la veille car il n'y avait personne à notre arrivée. Donc, nous partons à 10h tapantes. La route jusqu'à Puttgarden n'était pas facile avec pas mal de vent. Le chemin suit la côte sur une digue pendant plusieurs km : à gauche, il y a des terrains de camping et à droite la mer.On ne peut pas voir les tentes ou caravanes car la digue est trop large. A intervalles réguliers sont aménagés des passages pour que les gens sortent des campings. Nous fûmes surprises, et pas très agréablement, malheureusement, de voir sortir du passage quelques nudistes. De l'opinion commune du capitaine et de l'équipage, il n'y avait pas de quoi se rincer l'oeil ! Nous espérions prendre la ferry vers 13 h et déjeuner dessus mais nous n'avancions pas assez. A un moment, même, Hélèna avait beaucoup de mal (j'arrivais à être collée à elle sans effort)et elle s'arrête en en ayant un peu marre et elle pense qu'il y a un problème avec son vélo. Effectivement, la roue arrière s'était décalée et frottait sur le cadre ! La pauvre, pas étonnant que c'était dur ! Du coup, la faim se faisant sentir nous décidons d'arrêter pour déjeuner à Neukirchen. Le premier restaurant est grec et personne n'y parle ni français ni anglais, mais tout le monde fait des efforts et nous mangeons très bien, mais trop. Nous ne nous pressons pas et en fin de compte, après les derniers 20 km vraiment pénibles, sur la grande route avec beaucoup de vent et de circulation nous prenons le ferry. De toutes les véhicules qui nous ont dépassées ou croisées, je n'ai vu que 2 voitures immatriculées en France. J'ai eu le temps de bien regarder car nous n'avançions pas très rapidement.
La côte de la Baltique est couverte de campings et curieusement, dès qu'on s'éloigne de la côte, il  y a très peu de monde. Ainsi, Neukirchen, où nous avons déjeuné, est une bourgade très calme et très jolie.


Arrivées sur le sol danois nous nous mettons en quête du camping que j'avais repéré sur la carte. Nous avons demandé ici et là, nous avons passé le pont au-dessus de l'autoroute 4 fois et avons finalement abouti dans un hôtel genre  formule 1 ! Je devais être fatiguée parce que nous aurions pu aller quelques km plus loin à la sortie de Rodby (avec le o barré). Mais tous les Danois à qui nous avons demandé notre chemin étaient très gentils. La première personne à qui je demande si elle parle anglais me répond oui mais quand je lui montre l'adresse sur le guide elle me dit qu 'elle ne parle pas danois ; Puis nous demandons à un terrasse de café et après consultation avec la serveuse puis le cuistot, on nous envoie dans la forêt où il n'y a toujours pas l'ombre d'un camping. Le long de la route dans la forêt, il y avait un jeune homme qui installait des draps blancs comme des écrans. Je pensais qu'il installait ça pour attirer des insectes nocturnes. Nous lui demandons aussi et il nous renvoie au port. Il installait effectivement cet écran, derrière lequel il positionnait une lampe pour attirer les insectes auxquels il s'intéressait depuis tout petit. Je lui montre alors la photo d'un papillon de nuit que j'avais pris en photo à Roermond et il l'identifie immédiatement. Malgré sa gentillesse et son savoir des insectes, l'endroit qu'il nous a indiqué en utilisant le GPS de son téléphone nous amène au port, derrière la capitainerie. On en a assez et on se dirige vers le premier hôtel , fermé, puis Hélèna suggère qu'on retourne près de la gare d'arrivée du ferry où se trouve le fameux formule 1 d'où je rédige ces lignes. Nous pensons arriver chez Jeannette et Jens pour le 7, date de mon anniversaire mais ces deux derniers jours ont été fatigants et on verra. Nous n'avons pas pris une seule journée de repos complet depuis Maubeuge et on s'en ressent. Je disais à l'instant à Hélèna que nous finissons la journée et qu'on décidera ce soir. Il se peut qu'on prenne une journée de repos .
Le soir venu... nous avons pédalé comme des chefs malgré un démarrage difficile : des champs de blé à perte de vue, des petites collines et ça n'en finissait pas. Pas de villages, pas de fermes à regarder, du blé, du blé, du blé. Par contre ça sent très bon : comme du pain frais. Au lunch, le temps est menaçant. On se dit qu'on ne continuera pas comme ça. Et il se met à pleuvoir. Après 2 heures d'arrêt, à boire du café en attendant que la pluie finisse de tomber, et en mangeant des snacks, nous repartons.

 Et tout va mieux, nous avançons ainsi jusqu'à Vordingborg où nous trouvons le camping sans difficulté : 60,7 km. Pas mal pour des épuisées ! Le camping comprend une cuisine et une salle commune où on peut prendre ses repas et lire, etc... Le gardien est sympa et rigolard. Il nous donne des petits pains car c'était la fin de la journée. Nous espérons continuer à ce rythme. Ca sent l'écurie et maintenant, nous avons hâte d'arriver. J'ai parlé à Jeannette hier au téléphone, ils sont arrivés dans leur maison du DK avant hier au soir .


Le 4 août,
Réveil habituel, de bonne heure. Nous déjeunons dans la salle du camping, qui nous rappelle un peu le style de la hutte chez Jeannette,





nous nous préparons et nous voilà de nouveau à monter et descendre des collines. 


Les pistes cyclables sont très bien entretenues et roulent bien, mais il y a du vent et nous avons l'impression de ne pas avancer. Nous parcourons quand même 38 km. Nous avons toutes les deux hâte d'arriver et de voir Jeannette et Jens. Hélèna, encore plus que moi. A quelques km de Naestved, Hélèna s'arrête et je prends le relai comme leader de la troupe. Je pédale aussi vite que je peux mais malgré sa fatigue, elle est juste dans mes roues. Nous arrivons à Naestved à l'heure du déjeuner et comme c'est dimanche, nous avons droit à un brunch du tonnerre. Je pensais que cela allait redonner du moral aux troupes mais Hélèna en a vraiment assez. Nous avons encore une soixantaine de kilomètres avant Graested et cela nous tarde vraiment d'arriver. Hélèna remarque à juste titre que nous avons roulé ensemble pendant 20 jours . Tout ça sans dispute mais chacune donne ses arguments. Voyant que continuer va être une galère pour Hélèna, et du coup pour moi aussi, nous décidons de prendre le train pour Roskilde et de là le bus jusqu'à Hillerod, à une vingtaine de km de chez Jeannette et Jens. Après un coup de téléphone, Jeannette nous attend à la gare, nous chargeons les deux vélos dans le mini-bus et nous arrivons vers 7 heures. Un tour de baignade pour nous rafraîchir les idées. Et voilà la fin du voyage, 916 km en 20 jours, dont 19 de pédalage.



En épilogue, merci à tous ceux qui ont rendu ce voyage possible:
Martine et la famille Blino qui ont la garde de Babel, Luc et Gaby qui ont vérifié les vélos, Alain et Benoît qui nous ont amenées jusqu'au nord de Compiègne et qui vont rapporter les vélos à Paris,  Jeannette qui est venue nous cueillir à Hillerod, Juliette, notre voisine qui nourrit nos chats et surtout, surtout, Hélèna qui a accepté de me suivre dans ce périple et qui plus est avec bonne humeur.

Les photos de nos agapes










Et malgré tout ca, nous avons perdu du poids!




  

vendredi 2 août 2013

Nous avons quitté Roermond assez tard et toujours en suivant les routes de vélo, nous avons roulé 48km. Il semble que tous les Hollandais d'un certain âge passent leur dimanche à vélo, allant de bars en restaurants


à travers un paysage verdoyant et paisible


 Parfois nous prenons un bac.



Nous arrivons ainsi à Venlo où nous flânons un bon moment, ce qui me permet de faire une étude de vélos:

ASSORTIS & SOBRES


CHICHI


OLD FASHION


CLASSE

Comme c'était dimanche, il n'y avait pas d'épiceries ouvertes, nous dînons chez Mc Do puis sortons de Venlo pour rouler à travers quantités de serres inutilisées et nous arrivons finalement dans un très joli camping dans une ancienne ferme:



Le lendemain, en parlant avec la patronne, j'apprends que tous les bâtiments ont été construits il y a dix ans par son mari. Il récupérait  les vieilles briques des ferme démolies, pour rien, au contraire on le remerciait de les débarrasser et ainsi ils ont reconstitué une ferme ancienne. Nous avons pris notre déjeuner dans la salle.


Nous avons aussi appris que toute la région qui était essentiellement agricole avec des cultures sous serre était en pleine transformation pour devenir une réserve naturelle et que les fermiers vendaient en partant à la retraite. Les serres sont rachetées par de grande compagnies allemandes qui les installent en Allemagne sur des surfaces immenses. 
Nous sommes le 29. Nous continuons vers le nord et soudain Hélèna s'arrête au milieu du chemin. Elle me montre un insecte qui relève sa queue, un peu comme un scorpion?! J'espère que ce n'est qu'un grillon.


Le soir, nous sommes à Gennep. Le temps a changé et est devenu gris et plus frais. Nous avons roulé 54km. Le camping où nous arrivons est trè simple et sympathique. Nous sommes installées à côté d'une tente qui doit rappeler des souvenirs aux Monnier


Des vaches



Des poules


Quand on vous dit que les Pays Bas sont très jolis: même les vaches et les poules sont assorties.

Gennep est proche de Arnehm qu'on atteint en passant par Nijmegen qui est au sud de la Meuse, alors que Arnehm est au nord. Nous avons un petit coup de mou de conserve et décidons de prendre le train pour traverser l'Allemagne et en plus mon raisonnement est le suivant: si nous attendons longtemps pour mettre les vélos dans le train (nous n'avons aucune possibilité d'arriver à Graested seulement en vélo) et que nous avons un quelconque pépin, nous risquons d'être trop justes. A un moment, notre intention avait été de monter jusqu'au nord des Pays Bas, à Groningen mais c'était encore 200 km au moins car avec les chemins dédiés aux vélos on passe dans de jolis coins pittoresques mais on fait beaucoup de détours. Nous couchons à l'auberge de jeunesse de Arnehm après un court saut de puce en train. Juste quelques minutes mais on a le temps d'être impressionnées par les parking à vélos:




 Je discute un peu avec un jeune homme qui venait d'Inde pour participer à un tournoi d'échecs de haut niveau. Il travaillait à la SNCF indienne et il en était ravi car il avait du temps alloué pour les entraînements et les tournois. 
Je dors assez mal car j'ai peur de ne pas me révéiller pour le train mais pas de problèmes. Je stresse, ça doit venir de Papy qui disait "je ne veux pas courir pour attraper mon train" 




Il suffit d'arriver avec son vélo et on monte dans le train pour les trains hollandais que nous avons pris mais en Allemagne, on a dû prendre une résevation pour les tronçons jusqu'à Osnabruck et jusqu'à Hambourg.
En plus je ne sais pas trop comment ça va se passer avec les réservations pour les vélos. Il semble d'après les forums, qu'il faut enlever les sacoches et qu'on doiT parfois suspendre les vélos! En effet, la plupart des cyclistes enlèvent leurs sacoches mais nous aons juste assez de place et les gens s'aident pour que tout rente. Au début nous mettons nos vélos juste posés le long de la paroi du wagon mais une contrôleuse vient nous dire qu'il faut les mettre  dans les porte-vélos.


Nous arrivons à Lubeck le 30 juillet au soir et de nouveau nous sommes en auberge de jeunesse. Lubeck était la capitale de la ligue hanséatique des marchands. C'était une ville très prospère et les bâtiments en témoignent.


 La ville est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO mais curieusement, nous n'avons pas remarqué particulièrement de touristes étrangers. Il y avait beaucoupd 'animation mais principalement des Allemands. Nous avons eu le temps de nous promener et de faire du lèche-vitrine car il pleuvait lorsque nous sommes sorties. Heureusement, cela s'est calmé en fin de matinée.


C'est évidemment une ville de tradition commerçante et même les chiens ont le droit de faire du shopping




I'll make a short summary because it takes lots of time to write, sort outand post the pitures and then translate. From France we crossed into Belgium, still along tow paths. We had to pitch the tent once along the canal for lack of campground and bike miles along industrial areas.After Namur, the river Meuse goes for a while between clifts, quite a change of scenery from the low pastures and the wheat fields . We slept in Liège at the IYH. It was a great evening because there was an orchestra hosted there and they playedin the courtyard. It felt very fancy.
The following day we biked to a campground south of Maastricht. We left Liège in the afternoon after taking full advantage of being in a city : we went to a bookstore and bought a book in French. Our extensive (4 books)portable library had run out. We are going to send our old books to a friend in France and buy new ones. We had a last stop in Belgium at a outdoor café and « crossed » the border into the Nederlands. Hadn't it been for our map we wouldn't have known. However Holland seems much tidier than Belgium. Moreover, the system of bike paths is very elaborate, good and complete : there are local bike roads and national bike roads. The national network goes through very picturesque parts of the country. It is remarquably well marked and with their own maps. So you cannot get lost. The only drawback is that in villages it tends to go through residential areas and it makes shopping for food difficult, at least the first day. Afterwards, we would ask and leave the route for a bit. We arrived in a spacious campground by a lake, with all kinds of facilities, including a washer and dryer. We decided to do a laundry the following morning. The early morning was sunny but pretty soon and very quickly it turned nasty with a strong thunderstorm. By then I was in the middle of folding everything and Hélèna was in the shower. I kept putting things away as fast as I could but got the tent and myself totally drenched. Had I been young and sexy, I could have entered a wet Tshirt contest. Luckily Hélèna put her bike away with the laptop and all sensible luggage. Instead of leaving at 10 o'clock, we left after the storm at 1:30pm.
We got to Roermond after a long (87 km) day. We were quite tired but not to the extend to get onto each other's nerves. The big frustation of the day came when the campground that was marked on the map could be reached by a small ferry that stopped at 8:00pm and we got there at 9:00 ! A lady enjoying the cool of the evening on a bench tolds us that to go from here to there we had to enter the city and go over the main bridge which added 7 km to our day. We did as told, got to the campground when the light was fading, put up our soaking tent up and were about to make dinner when our neighbour came over and offered us some chicken with tomatoes. It was much appreciated. He told us that we looked very hungry. I suspect we looked tired as well. During the night another thunderstorm hit us. The wind was blowing really strongly and the tent was ballooning this way and that way. There was nothing to be done but be patient and hope that no branche from trees would fall on us. The storm faded away rather rapidly and we woke up in the morning safe and sound and also with a dried tent. The modern tent fabrics are amazing.
We went for a hearty breakfast in town and were given along with it two tickets to take a little train tour of the town. The guide was a lady with a wry sens of humour and the tour was very enjoyable. We then got on our bikes and went to North of Venlo. It is an area that used to be covered with green houses but many are empty and to be taken apart. The gouvernement wants to change this into a natural reservation. From Venlo we biked to a place called Gennep, South of Arhem. The weather had become cooler, cloudy and windy. We decided to take the train and cross Germany to Lubeck from where I am writing now. The Dutch and german train are very much bike friendly. We are staying in the IYH in Lubeck and spend the morning visiting, then we will ride to Putgarden (probably 2-3 days) and take the ferry into Denmark.


mardi 30 juillet 2013


Le 27 juilllet
Nous partons pour Roedmond, à une soixantaine de km d'ici, mais auparavant, nous ferons une lessive à la laverie du camping.
En général, Hélèna est devant et si elle est loin, elle m'attend, nous avons parfois le même rythme mais cela varie au cours de la journée.
Le système de voies cyclables est organisé différemment selon le pays. En France, nous avons suivi les voies vertes qui sont des voies hors voitures. La signalétique n'est pas toujours fameuse. C'est un peu mieux en Belgique et plus nous allons vers le nord, mieux c'est. Ici aux Pays Bas, c'est très bien indiqué : non seulement les voies sont indiquées mais les croisements sont numérotés avec une indication des prochaines intersections, avec le numéro idoine. Par exemple, nous savions que le camping était à quelques centaines de mètres du « noeud » 75. J'ai un atlas des voies cyclables et nous savons à tout moment où nous sommes. Nous rejoignons parfois les petites routes mais c'est toujours très bien indiqué.

Dans le camping il y a une « foultitude » de vélos. Il semble que chaque hollandais en a un. Quant aux voyageurs à vélo, nous sommes avec 5 autres tentes.
1 heure plus tard...
Pendant que la lessive lessivait, qu'Hélèna se faisait une beauté et que moi-même étais en train de ranger les duvets, un orage soudain et assez violent a éclaté: la tente, vide, s'est retournée, heureusement elle était encore fixée avec 2 sardines, les matelas se sont envolé, rattrapés par Hélèna qui sortait du bloc sanitaire, et qui a pu mettre à temps son vélo à l'abri. J'ai peu mettre les duvets au sec, les sacoches aussi mais pas la tente qui a été trempée complètement, le temps de la plier, j'étais dans le même état. 


Ca aurait été Hélèna, elle aurait pu participer à un concours de Miss T-shirt mouillé, mais bon...
Par chance, notre lessive était sèche et nous avons pu nous changer, faire sécher nos affaires mouillées et nous payer au bar du camping un chocolat chaud. Le temps que tout se tasse, nous partons à 13 heures, après un lunch pris au sec. Il ne pleuvait plus, tout allait bien. 
Nous sommes à quelques km au sud de Maastricht et nous pensons rejoindre Roermond à une cinquantaine de km au nord, par la route. Mais c'est sans compter avec les détours des voies cyclables. 
Nous pédalons dans un paysage de cultures et nous tombons sur une propriété de "vinery consultant". Je ne sais pas trop ce que ça veut dire dans ce pays, mais vue la maison, ça doit plutôt bien marcher.



Il y a pas mal de chevaux, ce sont des chevaux de trait pour la plupart, ou des petits poneys. Certains de chemins pour vélos sont aussi autorisés pour les cavaliers mais nous n'en avons pas vus.
Nous continuons et continuons et nous arrêtons vers 17h pour un casse-croûte: fricadelles pour Hélèna et quelque chose frit pour moi, avec des frites. Ce n'est pas léger mais bien nous en a pris, car à 21h, nous ne faisions qu'arriver à Roermond, en quête du camping indiqué sur la carte. Nous suivons les indications et arrivons à ce qui devait être un pont mais qui en fait est un bac qui s'arrête à 20h! Deux trois personnes sont en train de prendre le frais et l'une d'elle, devant nos airs dépités (et en même temps rigolard, car elle était bien bonne) nous indique la route à prendre et propose de nous prendre en photo.


Nous repartons et passons sur un pont où les automobilistes nous indiquent qu'il n'est pas autorisé pour les vélos (ou du moins, c'est ce que nous comprenons). Heureusement, nous avions l'éclairage que Jeannette nous avait offert: les lumières rouges clignotantes nous faisaient sentir un peu plus en sécurité.
Après le pont, nous arrivons au camping dans la pénombre, nous nous adressons au bureau et c'est une très vieille dame ne parlant que Hollandais qui nous accueille, elle appelle à la rescousse un autre très vieux monsieur et finit par nous faire entrer dans la cuisine où une autre très vieille dame nous inscrit. C'était un peu étrange. Le vieux monsieur avec une cane monte sur son vélo, en tenant la cane dans la main et nous indique notre emplacement, juste à côté d'une voiture allemande avec un tente sur le toit. Nous montons la tente trempée, et je m'apprête à faire le dîner et notre voisin allemand nous apporte une assiette de poulet frit avec des tomates. C'était super apprécié, je peux vous le dire, et il nous dit en anglais: "vous avez l'air d'avoir faim". Ce n'était pas tant ça que fatiguées: nous avions roulé 87 km dans l'après-midi. Nous dînons aussi, dans le noir et nous nous endormons rapidement ... pour être réveillées par un orage du feu de dieu! un autre! avec beaucoup de vent et je pense qu'il est passé tout près mais nous sommes braves et ne bronchons pas. Nous étions près d'arbres et mon souci c'était de recevoir une branche sur la tête, ou que la tente prenne l'eau. Miracle des tissus modernes: notre tente, qui n'a pas de double toit, non seulement n'a pas pris l'eau mais était sèche le lendemain matin.
Toute la journée de la veille, un drôle de bruit venait d'une de mes sacoches. Après vérification, un des rivets avait cassé.
Cette nuit d'orage, et de veille m'a permis de trouver une solution (ce n'est pas pour rien que je suis fan de Mc Giver): j'ai pris une vis et un écrou du système d'attache de mon rétroviseur et avec une calle faite avec un autre morceau du rétroviseur, j'ai pu refixer la sacoche correctement.
Nous plions bagages, reprenons le pont dans l'autre sens mais ce coup-ci sur l'espèce de trottoir et de nouveau les automobilistes nous pointent du doigt vers le dessous du pont: nous regardons et effectivement il y a un bac avec des vélos qui attendent. Nous effectuons une marche arrière sur le pont

puis prenons le bac, notre premier.

Arrivées en ville nous prenons un petit déjeuner gargantuesque et le serveur qui parlait français nous donne des coupons pour prendre le petit train qui visite la ville. C'est compris dans le prix du petit déj.
Nous restons un bon moment à table et visitons la ville. La guide était très pince sans rire et la visite nous a bien amusées.

 Roermond est une jolie petite ville, catholique, contre ce que j'aurais cru,


qui a été occupée par les Autrichiens, qui vivait du commerce grâce à la Meuse et qui a vu la première manifestation pour l'égalité des droits des gays.


vendredi 26 juillet 2013

LE 25 JUILLET 2013
Les deux derniers jours nous ont apporté leur lot de « souvenirs ». Avant-hier, nous avons bien roulé et nous avons passé la frontière, juste un panneau.
Nous avons suivi toute la journée le chemin de halage. Le paysage s'est un peu modifié : d'abord, comme les derniers jours, plat, la Sambre filant entre des champs de blé, ou des pâtures. Puis elle est devenue plus encaissée entre des collines couvertes d'arbres


A la fin de la journée, sachant qu'il n'y avait pas de camping à Landelie, nous espérions pouvoir profiter de la halte nautique, mais elle était fermée et après coup de téléphone au capitaine, il nous envoie paître, en gros. Notre alternative était un petit hôtel mais ça me faisait mal au cœur de mettre 50€ juste pour un lit, du coup, on se dit que tant qu'à dépenser de l'argent, autant aller au restaurant. On nous en indique un (à la pharmacie, car il n'y a aucune autre boutique visible) et nous voilà reparties en retraçant nos pas. Au restaurant, on boit d'abord un coup ; j'ai découvert la bière à la cerise(les puristes me répudieront sûrement), et Hélèna aussi. Je l'ai choisie car c'était la plus faible en alcool. On avait repéré un joli petit carré d'herbe juste à côté du restaurant. Mais la patronne refuse. C'est bien couru, on a vraiment l'air de hooligans ! On dîne quand même et profitons de la soirée à la terrasse et au moment de payer, je lui dis que ça ne lui aurait rien coûté et que même, ça lui aurait fait du bien à elle d'être généreuse ! Elle nous affirme qu'il y a un camping à 2-3km de là, à un abbaye en ruine que nous avions vue en passant. On y va, il y avait des restaurants et des brasseries et on voit un petit garçon qui essayait d'attraper un chaton perdu.



 Hélèna l'aide et pendant ce temps, je vais à la recherche d'un fantomatique camping qui n'existait pas. Il est alors 21h, facile. Nous devons décider, soit de retourner à une aire de pique-nique que nous avions dépassée, soit de trouver un coin caché dans le parc de l'abbaye . Nous optons pour l'aire de pique-nique mais comme il y avait encore une tablée en train de boire de la bière, plus des amoureux en phases préliminaires, nous plantons finalement la tente sur la berge du canal.


Pour couronner le tout, un orage assez fort éclate dans la nuit, accompagné d'une grosse pluie. La bonne nouvelle, c'est que la tente est étanche. J'espère que la chipie du restaurant et le capitainerie du port se sont réveillés dans la nuit d'orage avec un peu de regrets !
Bon, du coup, le lendemain, nous démarrons très tôt vers Charleroi. Les abords des villes ne sont pas toujours très faciles mais nous demandons notre chemin et avec l'aide de passants, qui sont dans l'ensemble très gentils, nous arrivons au centre. D'autre part, Hélèna est bonne navigatrice et avec son expérience des cartes, elle arrive beaucoup mieux que moi à s'orienter. Nous souhaitions prendre le petit déjeuner en ville, de préférence où il y a une borne wifi et trouvons Quick qui a toutes nos faveurs depuis que Patrick et Joël y ont travaillé dans les temps reculés, nous déjeunons et surtout, regardons passer le gens car nous n'avions plus de batteries de toutes façons. La ville est grise et assez déprimée il semble. Nous quittons Charleroi et la zone industrielle nous paraît interminable.

Nous n'arrivons même pas à rejoindre le halage et devons faire passer les vélos par un petit trou dans le grillage. Je dis bien petit car avec nous vélos chargés, ce n'est pas facile.

Nous pédalons encore des kilomètres de zones industrielles. La Sambre est plus large et plus naviguée : les écluses sont beaucoup plus grandes et modernes et il y a des vrais péniches. Nous avons une suggestion pour le bateau de Jeannette et Jens : un petit toit de chaume, ça donne quand même de la g..... !





Hier soir, nous sommes arrivées à quelques km au sud de Namur. Le camping est très bien avec un coin spécial tentes légères mais pour y arriver il faut monter 1.5km de pente à 13% et en plus sur un revêtement de terre et de cailloux. Nous poussons vaillamment nos montures et je suis étonnée de ne pas avoir de courbatures dans les bras ce matin.



La suite de la journée (mercredi 25 juillet )a été glorieuse. Nous avons battu notre record : 81,5km pour arriver jusqu'à Liège, où nous sommes installées à l'auberge de jeunesse, en train d'écouter un concert dans la cour de l'auberge. Nous avons rapidement traversé Namur, qui est une ville très jolie et comme nous pédalons sur le bord de la rivière, nous avons un regard assez bucolique sur la ville.





C'est là que la Sambre se jette dans la Meuse et désormais, c'est elle que nous suivrons, d'abord dans Namur, puis entre des falaises rocheuses  




et nous observons une famille de cygnes,




Puis à Huy où nous tombons sur une sandwicherie extraordinaire avec un choix hors du commun et des prix défiants toute concurrence. En plus, des patrons très gentils qui nous posent des questions sur notre voyage etc... Une vrai bonne pose.
Nous poursuivons ensuite jusqu'à Liège qui donne une impression de grande ville, d'après ce qu'on a vu étant donné que nous sommes arrivées dans un parc très agréable à 5mn de l'auberge de jeunesse mais les abords étaient un peu difficile : le chemin de halage s'interrompait souvent et outre les zones industrielles attendues, 


nous avons traversé un quartier très délabré et triste, avec beaucoup de jeunes gens désoeuvrés, rien à voir avec le centre.