mercredi 7 août 2013

le  4 août 2013

Nous sommes parties de Lubeck en direction de Puttgarden en suivant les petites routes jusqu'à Neustadt in Holstein, premier coup d'oeil sur la Baltique. Nous avons fêté ça en nous offrant un café et un chocolat liégeois. 






Nous pensions alors pouvoir atteindre dans la foulée, Puttgarden car nous retrouvions alors un itinéraire cycliste. Hélas, il s'agissait de chemins en terre, ou cailloux ou sablonneux qui suivaient la côte et où circulaient, évidemment beaucoup de touristes, à pied, en vélo ou même en parasols. Le chemin n'était pas non plus toujours bien indiqué. Donc, nous n'avons pas tant roulé et avons campé à Gromitz dans un de ces camps qui bordent tout le long de la côte, et où les gens viennent pour le farniente et la mer. Et aussi pour des bières entre amis puisqu'on en a entendu rire et chanter jusque tard dans la nuit.  Nous pensions partir tôt mais le bureau du camping n'ouvrait qu'à 10 h et nous n'avions pas pu régler la veille car il n'y avait personne à notre arrivée. Donc, nous partons à 10h tapantes. La route jusqu'à Puttgarden n'était pas facile avec pas mal de vent. Le chemin suit la côte sur une digue pendant plusieurs km : à gauche, il y a des terrains de camping et à droite la mer.On ne peut pas voir les tentes ou caravanes car la digue est trop large. A intervalles réguliers sont aménagés des passages pour que les gens sortent des campings. Nous fûmes surprises, et pas très agréablement, malheureusement, de voir sortir du passage quelques nudistes. De l'opinion commune du capitaine et de l'équipage, il n'y avait pas de quoi se rincer l'oeil ! Nous espérions prendre la ferry vers 13 h et déjeuner dessus mais nous n'avancions pas assez. A un moment, même, Hélèna avait beaucoup de mal (j'arrivais à être collée à elle sans effort)et elle s'arrête en en ayant un peu marre et elle pense qu'il y a un problème avec son vélo. Effectivement, la roue arrière s'était décalée et frottait sur le cadre ! La pauvre, pas étonnant que c'était dur ! Du coup, la faim se faisant sentir nous décidons d'arrêter pour déjeuner à Neukirchen. Le premier restaurant est grec et personne n'y parle ni français ni anglais, mais tout le monde fait des efforts et nous mangeons très bien, mais trop. Nous ne nous pressons pas et en fin de compte, après les derniers 20 km vraiment pénibles, sur la grande route avec beaucoup de vent et de circulation nous prenons le ferry. De toutes les véhicules qui nous ont dépassées ou croisées, je n'ai vu que 2 voitures immatriculées en France. J'ai eu le temps de bien regarder car nous n'avançions pas très rapidement.
La côte de la Baltique est couverte de campings et curieusement, dès qu'on s'éloigne de la côte, il  y a très peu de monde. Ainsi, Neukirchen, où nous avons déjeuné, est une bourgade très calme et très jolie.


Arrivées sur le sol danois nous nous mettons en quête du camping que j'avais repéré sur la carte. Nous avons demandé ici et là, nous avons passé le pont au-dessus de l'autoroute 4 fois et avons finalement abouti dans un hôtel genre  formule 1 ! Je devais être fatiguée parce que nous aurions pu aller quelques km plus loin à la sortie de Rodby (avec le o barré). Mais tous les Danois à qui nous avons demandé notre chemin étaient très gentils. La première personne à qui je demande si elle parle anglais me répond oui mais quand je lui montre l'adresse sur le guide elle me dit qu 'elle ne parle pas danois ; Puis nous demandons à un terrasse de café et après consultation avec la serveuse puis le cuistot, on nous envoie dans la forêt où il n'y a toujours pas l'ombre d'un camping. Le long de la route dans la forêt, il y avait un jeune homme qui installait des draps blancs comme des écrans. Je pensais qu'il installait ça pour attirer des insectes nocturnes. Nous lui demandons aussi et il nous renvoie au port. Il installait effectivement cet écran, derrière lequel il positionnait une lampe pour attirer les insectes auxquels il s'intéressait depuis tout petit. Je lui montre alors la photo d'un papillon de nuit que j'avais pris en photo à Roermond et il l'identifie immédiatement. Malgré sa gentillesse et son savoir des insectes, l'endroit qu'il nous a indiqué en utilisant le GPS de son téléphone nous amène au port, derrière la capitainerie. On en a assez et on se dirige vers le premier hôtel , fermé, puis Hélèna suggère qu'on retourne près de la gare d'arrivée du ferry où se trouve le fameux formule 1 d'où je rédige ces lignes. Nous pensons arriver chez Jeannette et Jens pour le 7, date de mon anniversaire mais ces deux derniers jours ont été fatigants et on verra. Nous n'avons pas pris une seule journée de repos complet depuis Maubeuge et on s'en ressent. Je disais à l'instant à Hélèna que nous finissons la journée et qu'on décidera ce soir. Il se peut qu'on prenne une journée de repos .
Le soir venu... nous avons pédalé comme des chefs malgré un démarrage difficile : des champs de blé à perte de vue, des petites collines et ça n'en finissait pas. Pas de villages, pas de fermes à regarder, du blé, du blé, du blé. Par contre ça sent très bon : comme du pain frais. Au lunch, le temps est menaçant. On se dit qu'on ne continuera pas comme ça. Et il se met à pleuvoir. Après 2 heures d'arrêt, à boire du café en attendant que la pluie finisse de tomber, et en mangeant des snacks, nous repartons.

 Et tout va mieux, nous avançons ainsi jusqu'à Vordingborg où nous trouvons le camping sans difficulté : 60,7 km. Pas mal pour des épuisées ! Le camping comprend une cuisine et une salle commune où on peut prendre ses repas et lire, etc... Le gardien est sympa et rigolard. Il nous donne des petits pains car c'était la fin de la journée. Nous espérons continuer à ce rythme. Ca sent l'écurie et maintenant, nous avons hâte d'arriver. J'ai parlé à Jeannette hier au téléphone, ils sont arrivés dans leur maison du DK avant hier au soir .


Le 4 août,
Réveil habituel, de bonne heure. Nous déjeunons dans la salle du camping, qui nous rappelle un peu le style de la hutte chez Jeannette,





nous nous préparons et nous voilà de nouveau à monter et descendre des collines. 


Les pistes cyclables sont très bien entretenues et roulent bien, mais il y a du vent et nous avons l'impression de ne pas avancer. Nous parcourons quand même 38 km. Nous avons toutes les deux hâte d'arriver et de voir Jeannette et Jens. Hélèna, encore plus que moi. A quelques km de Naestved, Hélèna s'arrête et je prends le relai comme leader de la troupe. Je pédale aussi vite que je peux mais malgré sa fatigue, elle est juste dans mes roues. Nous arrivons à Naestved à l'heure du déjeuner et comme c'est dimanche, nous avons droit à un brunch du tonnerre. Je pensais que cela allait redonner du moral aux troupes mais Hélèna en a vraiment assez. Nous avons encore une soixantaine de kilomètres avant Graested et cela nous tarde vraiment d'arriver. Hélèna remarque à juste titre que nous avons roulé ensemble pendant 20 jours . Tout ça sans dispute mais chacune donne ses arguments. Voyant que continuer va être une galère pour Hélèna, et du coup pour moi aussi, nous décidons de prendre le train pour Roskilde et de là le bus jusqu'à Hillerod, à une vingtaine de km de chez Jeannette et Jens. Après un coup de téléphone, Jeannette nous attend à la gare, nous chargeons les deux vélos dans le mini-bus et nous arrivons vers 7 heures. Un tour de baignade pour nous rafraîchir les idées. Et voilà la fin du voyage, 916 km en 20 jours, dont 19 de pédalage.



En épilogue, merci à tous ceux qui ont rendu ce voyage possible:
Martine et la famille Blino qui ont la garde de Babel, Luc et Gaby qui ont vérifié les vélos, Alain et Benoît qui nous ont amenées jusqu'au nord de Compiègne et qui vont rapporter les vélos à Paris,  Jeannette qui est venue nous cueillir à Hillerod, Juliette, notre voisine qui nourrit nos chats et surtout, surtout, Hélèna qui a accepté de me suivre dans ce périple et qui plus est avec bonne humeur.

Les photos de nos agapes










Et malgré tout ca, nous avons perdu du poids!




  

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