le 4 août 2013
Nous sommes
parties de Lubeck en direction de Puttgarden en suivant les petites routes
jusqu'à Neustadt in Holstein, premier coup d'oeil sur la Baltique. Nous avons
fêté ça en nous offrant un café et un chocolat liégeois.
Nous pensions alors
pouvoir atteindre dans la foulée, Puttgarden car nous retrouvions alors un
itinéraire cycliste. Hélas, il s'agissait de chemins en terre, ou cailloux ou
sablonneux qui suivaient la côte et où circulaient, évidemment beaucoup de
touristes, à pied, en vélo ou même en parasols. Le chemin n'était pas non plus
toujours bien indiqué. Donc, nous n'avons pas tant roulé et avons campé à
Gromitz dans un de ces camps qui bordent tout le long de la côte, et où les
gens viennent pour le farniente et la mer. Et aussi pour des bières entre amis
puisqu'on en a entendu rire et chanter jusque tard dans la nuit. Nous pensions partir tôt mais le bureau du
camping n'ouvrait qu'à 10 h et nous n'avions pas pu régler la veille car il n'y
avait personne à notre arrivée. Donc, nous partons à 10h tapantes. La route
jusqu'à Puttgarden n'était pas facile avec pas mal de vent. Le chemin suit la
côte sur une digue pendant plusieurs km : à gauche, il y a des terrains de
camping et à droite la mer.On ne peut pas voir les tentes ou caravanes car la
digue est trop large. A intervalles réguliers sont aménagés des passages pour
que les gens sortent des campings. Nous fûmes surprises, et pas très
agréablement, malheureusement, de voir sortir du passage quelques nudistes. De
l'opinion commune du capitaine et de l'équipage, il n'y avait pas de quoi se
rincer l'oeil ! Nous espérions prendre la ferry vers 13 h et déjeuner
dessus mais nous n'avancions pas assez. A un moment, même, Hélèna avait
beaucoup de mal (j'arrivais à être collée à elle sans effort)et elle s'arrête
en en ayant un peu marre et elle pense qu'il y a un problème avec son vélo.
Effectivement, la roue arrière s'était décalée et frottait sur le cadre !
La pauvre, pas étonnant que c'était dur ! Du coup, la faim se faisant
sentir nous décidons d'arrêter pour déjeuner à Neukirchen. Le premier
restaurant est grec et personne n'y parle ni français ni anglais, mais tout le
monde fait des efforts et nous mangeons très bien, mais trop. Nous ne nous
pressons pas et en fin de compte, après les derniers 20 km vraiment pénibles,
sur la grande route avec beaucoup de vent et de circulation nous prenons le ferry.
De toutes les véhicules qui nous ont dépassées ou croisées, je n'ai vu que 2
voitures immatriculées en France. J'ai eu le temps de bien regarder car nous
n'avançions pas très rapidement.
La côte de la
Baltique est couverte de campings et curieusement, dès qu'on s'éloigne de la
côte, il y a très peu de monde. Ainsi,
Neukirchen, où nous avons déjeuné, est une bourgade très calme et très jolie.
Arrivées sur le
sol danois nous nous mettons en quête du camping que j'avais repéré sur la
carte. Nous avons demandé ici et là, nous avons passé le pont au-dessus de
l'autoroute 4 fois et avons finalement abouti dans un hôtel genre formule 1 ! Je devais être fatiguée
parce que nous aurions pu aller quelques km plus loin à la sortie de Rodby
(avec le o barré). Mais tous les Danois à qui nous avons demandé notre chemin
étaient très gentils. La première personne à qui je demande si elle parle
anglais me répond oui mais quand je lui montre l'adresse sur le guide elle me
dit qu 'elle ne parle pas danois ; Puis nous demandons à un terrasse
de café et après consultation avec la serveuse puis le cuistot, on nous envoie
dans la forêt où il n'y a toujours pas l'ombre d'un camping. Le long de la
route dans la forêt, il y avait un jeune homme qui installait des draps blancs
comme des écrans. Je pensais qu'il installait ça pour attirer des insectes
nocturnes. Nous lui demandons aussi et il nous renvoie au port. Il installait
effectivement cet écran, derrière lequel il positionnait une lampe pour attirer
les insectes auxquels il s'intéressait depuis tout petit. Je lui montre alors
la photo d'un papillon de nuit que j'avais pris en photo à Roermond et il
l'identifie immédiatement. Malgré sa gentillesse et son savoir des insectes,
l'endroit qu'il nous a indiqué en utilisant le GPS de son téléphone nous amène
au port, derrière la capitainerie. On en a assez et on se dirige vers le
premier hôtel , fermé, puis Hélèna suggère qu'on retourne près de la gare
d'arrivée du ferry où se trouve le fameux formule 1 d'où je rédige ces lignes.
Nous pensons arriver chez Jeannette et Jens pour le 7, date de mon anniversaire
mais ces deux derniers jours ont été fatigants et on verra. Nous n'avons pas
pris une seule journée de repos complet depuis Maubeuge et on s'en ressent. Je
disais à l'instant à Hélèna que nous finissons la journée et qu'on décidera ce
soir. Il se peut qu'on prenne une journée de repos .
Le soir venu...
nous avons pédalé comme des chefs malgré un démarrage difficile : des
champs de blé à perte de vue, des petites collines et ça n'en finissait pas.
Pas de villages, pas de fermes à regarder, du blé, du blé, du blé. Par contre
ça sent très bon : comme du pain frais. Au lunch, le temps est menaçant.
On se dit qu'on ne continuera pas comme ça. Et il se met à pleuvoir. Après 2
heures d'arrêt, à boire du café en attendant que la pluie finisse de tomber, et
en mangeant des snacks, nous repartons.
Et tout va mieux, nous avançons ainsi
jusqu'à Vordingborg où nous trouvons le camping sans difficulté : 60,7 km.
Pas mal pour des épuisées ! Le camping comprend une cuisine et une salle
commune où on peut prendre ses repas et lire, etc... Le gardien est sympa et
rigolard. Il nous donne des petits pains car c'était la fin de la journée. Nous
espérons continuer à ce rythme. Ca sent l'écurie et maintenant, nous avons hâte
d'arriver. J'ai parlé à Jeannette hier au téléphone, ils sont arrivés dans leur
maison du DK avant hier au soir .
Le 4 août,
Réveil
habituel, de bonne heure. Nous déjeunons dans la salle du camping, qui nous
rappelle un peu le style de la hutte chez Jeannette,
nous nous
préparons et nous voilà de nouveau à monter et descendre des collines.
Les
pistes cyclables sont très bien entretenues et roulent bien, mais il y a du
vent et nous avons l'impression de ne pas avancer. Nous parcourons quand même
38 km. Nous avons toutes les deux hâte d'arriver et de voir Jeannette et Jens.
Hélèna, encore plus que moi. A quelques km de Naestved, Hélèna s'arrête et je
prends le relai comme leader de la troupe. Je pédale aussi vite que je peux
mais malgré sa fatigue, elle est juste dans mes roues. Nous arrivons à Naestved
à l'heure du déjeuner et comme c'est dimanche, nous avons droit à un brunch du
tonnerre. Je pensais que cela allait redonner du moral aux troupes mais Hélèna
en a vraiment assez. Nous avons encore une soixantaine de kilomètres avant
Graested et cela nous tarde vraiment d'arriver. Hélèna remarque à juste titre
que nous avons roulé ensemble pendant 20 jours . Tout ça sans dispute mais
chacune donne ses arguments. Voyant que continuer va être une galère pour
Hélèna, et du coup pour moi aussi, nous décidons de prendre le train pour
Roskilde et de là le bus jusqu'à Hillerod, à une vingtaine de km de chez
Jeannette et Jens. Après un coup de téléphone, Jeannette nous attend à la gare,
nous chargeons les deux vélos dans le mini-bus et nous arrivons vers 7 heures.
Un tour de baignade pour nous rafraîchir les idées. Et voilà la fin du voyage,
916 km en 20 jours, dont 19 de pédalage.
En épilogue,
merci à tous ceux qui ont rendu ce voyage possible:
Martine et la
famille Blino qui ont la garde de Babel, Luc et Gaby qui ont vérifié les vélos,
Alain et Benoît qui nous ont amenées jusqu'au nord de Compiègne et qui vont
rapporter les vélos à Paris, Jeannette
qui est venue nous cueillir à Hillerod, Juliette, notre voisine qui nourrit nos
chats et surtout, surtout, Hélèna qui a accepté de me suivre dans ce périple et
qui plus est avec bonne humeur.
Et malgré tout ca, nous avons perdu du poids!
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